Les énergies marines renouvelables sont en retard en France

in #qurator2 months ago (edited)

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La mer, un élément clé pour assurer la transition écologique.

La transition énergétique est l'un des grands paris que l'humanité devra gagner dans les années à venir, faute de quoi son avenir risque d'être quelque peu compromis.

Cette fameuse transition écologique consiste à passer, le plus ou moins rapidement possible, d'une énergie fossile à une énergie renouvelable.

  • La première présente le double inconvénient d'être limitée (même si elle existe encore - et fort heureusement pour nous - en très grande quantité.) tout en favorisant le réchauffement climatique.
  • La seconde a le double avantage d'être illimitée (puisque renouvelable et disponible en masse autour du globe) et plus propre que l'énergie fossile.


En 2020, selon le rapport annuel de l'IRENA, la croissance totale des énergies renouvelables dépassait de 2,6 fois celle des combustibles fossiles.
Voilà qui va dans le bon sens même si cela est encore nettement insuffisant puisque cela ne représente que 20% de la production d'électricité au niveau mondial.

Pour nous sortir de l'ornière l'on compte beaucoup sur les énergies émanant des mers et/ou des océans via le vent, la houle, les courants marins, les marées, les gradients de température d'eau, …
Toutes ces forces de la nature sont à même de produire une électricité renouvelable … à condition que nous sachions en profiter.

Petit tour d'horizon de ces énergies issues de la mer :

  • L'éolien : similaire à l'éolien terrestre dans la mesure ou c'est le vent qui est la source d'énergie. La différence est que ces éoliennes marines sont off shore (au large en français), à au moins 10 kms des côtes desquelles elles sont raccordées par des câbles sous-marins.
    Les éoliennes marines sont bien plus productives que leurs consœurs terrestres, et cela s'explique par des vents plus forts et plus réguliers combinés à des turbines généralement plus puissantes.

  • L'hydrolien : L'énergie est fournie pour la force des courants de marées. Bien entendu, plus les courants sous-marins liés aux marées sont puissants, plus la production d'énergie sera conséquente.

  • Les marémotrices : L'énergie produite provient des flux et reflux des marées. C'est le va-et-vient de l'eau qui alimente des turbines, elles-mêmes reliées à des générateurs d'électricité.

  • Les houlomoteurs : La puissance de la houle est déterminée par la hauteur des vagues et leur période. Ces 2 éléments déterminent l'énergie qui pourra être captée. Cette technologie est assez récente et le temps nous dira si elle peut réellement être exploitée à des fins commerciales.

  • Le thermique : Cette technologie exploite la différence de température entre les eaux plus chaudes, situées à la surface de la mer, et les eaux de fonds qui sont plus froides.

Il existe donc plusieurs technologies possibles que l'on peut facilement retrouver sur la façade Atlantique et sur les côtes Méditerranéennes de l'Hexagone (deuxième espace maritime mondial).

Notre EMR devrait donc nous assurer de beaux jours or, la situation réelle est à nuancer car de nombreux retards ont été pris dans les différents projets lancés ! 😞

Ces retards s'expliquent par de nombreuses contestations sur l'installation des fermes éoliennes, sur le devenir des activités des marins-pêcheurs, sur la sauvegarde du patrimoine et du paysage, … ce qui amène de nombreux recours juridiques retardant, de fait, la pleine exploitation de ces énergies renouvelables.

Comme bien souvent les Français veulent tout (réussir la transition écologique) et son contraire (ne pas être impactés directement par un quelconque effet "négatif").

Pour en savoir plus :