Les paiements en espèces coûtent cher ... mais résistent toujours !steemCreated with Sketch.

in appreciator •  2 months ago  (edited)

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Les paiements en espèces disparaîtront-ils ?

Aujourd'hui, nous avons pléthore de moyens de paiements autres que les fameuses espèces. On peut énoncer : le paiement sans contact qui permet même de régler nos achats via notre smartphone, la monnaie virtuelle telles les fameuses cryptos (bitcoin, ether, monero, ...), les cartes bancaires, les e-cartes bleues, les virements/prélèvements, ...

N.B : je ne cite pas les chèques car ce moyen de paiement est également ancien et sur le déclin ... bien qu'il fasse encore une forte résistance face à sa mort promise depuis des décennies.

image.pngComme les espèces, le chèque fait de la résistance !

Et pourtant, l'argent liquide (pièces et billets de banques) continue d'avoir de beaux jours même s'il faut bien le reconnaître, son utilisation connaît un certain fléchissement.

La monnaie fiduciaire (nom technique de l'argent liquide) présente des avantages mais sa création et sa gestion coûtent cher. A tel point que certains pays Nordiques (à l'instar de la Suède - pays où est apparu le premier billet de banque) se passent quasiment de ces moyens de paiements.

Ce mouvement relatif de moindre utilisation du liquide est accentué par l'émergence du digital qui dématérialise les signes monétaires.
Et pourtant, de nombreux Français (mais ils ne sont pas les seuls) font de la résistance.

Les arguments avancés sont tout à fait louables et expliquent probablement pourquoi nous sommes encore loin du "0 espèce". Les principaux sont :

↪ Nombre de particuliers affirment que ce moyen de paiement les aide à mieux contrôler leurs dépenses tout en donnant une certaine réalité à l'argent.
↪ Les bas de laine ne subissent pas de pénalités ou de frais comme cela peut être le cas pour les comptes bancaires.
↪ Aspect pratique pour les achats courants ou de faibles montants (même si le paiement sans contact par carte bancaire se développe rapidement).
↪ Moyen de paiement totalement gratuit.
↪ La monnaie fiduciaire permet de ne pas dépenser plus que ce que l'on possède en poche. Par ailleurs, billets et pièces sont acceptés partout et libèrent immédiatement du paiement.
↪ Intraçabilité : cet argument m'inquiète toujours un peu car lorsque l'on est irréprochable l'on se fout d'être pisté sur la provenance de l'argent.
↪ La peur vis-à-vis des nouveaux moyens de paiements tels les cryptos-actifs ou les paiements via smartphones.
↪ ...

Outre le fait que l'utilisation de la monnaie fiduciaire est réglementée (le maximum autorisé est de 1.000 euros.) il convient d'avoir présent à l'esprit les nombreux inconvénients qu'elle présente (que je vous laisse deviner) dont celui de devoir être conservée dans un endroit sûr tout en demandant une forte organisation et en supportant un coût élevé !

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La gestion des encaisses peut coûter cher

Pour appréhender un peu l'organisation nécessaire, l'on peut prendre l'exemple d'un supermarché, lieu très fréquenté par les consommateurs mais qui nécessite les postes de dépenses suivants :

↪ Le personnel nécessaire pour collecter, compter et redistribuer la monnaie pour les fonds de caisse.
↪ Stockage des en-caisses dans un coffre-fort.
↪ Transport des fonds vers les banques via des sociétés spécialisées.
↪ Recomptage dans les établissements financiers et enregistrement sur le compte du supermarché.
↪ Contrôle de l'authenticité des pièces avant remise en circulation.
↪ Les petites coupures et les pièces font ensuite le chemin inverse en étant reconditionnées en rouleaux de monnaies ou liasses de billets.
↪ ...

Et il est fort probable que je ne sois pas exhaustif !

Bien entendu, il ne faut pas oublier ce qui se passe en amont du supermarché :

↪ Fabrication des pièces et des billets. (Les pièces et billets en euros sont fabriqués par chaque pays de l'Eurosystème. C'est la Banque centrale européenne (BCE) qui fixe le nombre de coupures et de pièces à fabriquer en fonction des besoins.)
↪ Distribution des espèces (par transports de fonds pour alimenter les établissements financiers et les distributeurs automatiques).

A fin 2015, ce coût de traitement des espèces était estimé à plus de 50 milliards d'euros pour la seule Europe. Voilà qui justifie pourquoi de nombreuses voix et actions s'élèvent pour faire disparaître la monnaie fiduciaire.

Je pense que le sens de l'histoire arrivera à supprimer les billets et les pièces. Le tout est de savoir quand cela se produira réellement car, pour le moment, le cash fait plus que résister et il faudra donc encore attendre pour évoluer dans une société cashless !

Mes sources et/ou pour en savoir plus :

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Pour la petite histoire les pièces Thaïlandaises (comme une douzaine d'autres pays) font fabriquer leur monnaie en France dans l'usine de Pessac, près de Bordeaux ;)

@imtase : merci de cette info que j'ignorais totalement. Comme quoi tous les jours on apprend au moins une nouvelle chose 🤪.